Actualités | Steven Gruen, chef op et formateur, teste la Pocket Cinema Camera 6K

Steven Gruen, chef op et formateur, teste la Pocket Cinema Camera 6K

Pocket Cinema Camera 6K testée par Steven Gruen.

Steven Gruen est chef opérateur, cadreur, spécialiste des caméras grand capteur…
Steven anime nos formations Grand Capteur et Prise de vues Perfectionnement Long

Video Design Formation a récemment acquis la toute nouvelle Pocket Cinema Camera 6K.

La BMD Pocket Cinema Camera 6K dispose d’une monture Canon EF et d’un capteur 6K : 12,99 mm x 23,10 Merci. , soit 6144 x 3456 pixels bruts.

Les points forts annoncés de la Pocket Cinema Camera 6K :

  • capteur taille Super 35 définition 6K : 6144 x 3456 pixels
  • monture Canon EF, utilise des batteries de type Canon LP-E6 (« 5D »)
  • écran arrière tactile avec menus directs très ergonomiques, en 11 langues, dont le français
  • jusqu’à 120 im/s
  • 13 diaphs de dynamique annoncée
  • double sensibilité native : 400 iso et 3200 iso, maxi 25600 iso
  • codecs intégrés : ProRes 10 bits (4K maxi) et BMD Raw (« BRAW ») 12 bits (6K maxi)
  • enregistre sur cartes CFast et SD UHS-II
  • sa compacité offre quand même des prises mini jack (micro et casque), HDMI, XLR, 12V, USB.
  • la Pocket abrite également 4 microphones (et un petit ventilateur pour le refroidissement de la bête!)
  • gestion possible de Luts, 17 et 33 points (3D luts)
  • port usb pour recorder externe
  • générateur de TC
  • contrôle complet par Bluetooth, par un smartphone ou ipad…
  • livrée avec une licence DaVinci Resolve Studio !
  • un prix très bas : 2242,00 Euros HT (sans objectif)
BMD a choisi une monture Canon EF, pour séduire les 5D-istes et offrir aussi un large choix d’objectifs, performants et compétitifs financièrement !
L’écran tactile de la Pocket est ergonomique, bien pensé, direct…
La Pocket offre beaucoup mais il manque toujours… un viseur !

 

La Pocket 6K offre une connectique compacte mais complète.

Steven Gruen a testé la Pocket 6K :

 

Avec chaque nouvelle caméra BMD fait un pas en avant important, parfois impressionant.

Mais la société vient de loin : capteurs neufs avec taches, caméras qui surchauffent, ergonomie et autonomie en dessous la concurrence. Mais ses codecs séduisent un certain public depuis le début, les professionnels de la post-production… bien plus que les utilisateurs de terrain expérimentés.

La prise en main de la BMP Pocket Cinema Camera 6K est plutôt agréable.
On dirait un Canon 5D un peu gonflé. La navigation des menus, la disposition des différent boutons sont bien pensés. On regrette, comme sur le Canon 5D, l’absence d’un écran amovible. Ça rend le cadrage vraiment difficile dans certaines situations : position haut ou bas de la caméra ou en plein soleil.

L’Autofocus est plutôt réactif et exploitable en mode “one shot”, mais il n’y a pas de suivi de sujet, contrairement aux dernières nouveautés du 5D ou de certaines caméras.

La qualité de l’image est au rendez-vous uniquement en mode BRAW et en 6K, malgré la présence du ProRes.
Si on veut tourner en HD ou UHD on est obligé de tourner en ProRes, et en ProRes j’ai constaté un effet bizarre de “scaling” de l’image.

Il est préférable de tourner en 6K BRAW pour finir en HD ou UHD à la conformation.
On profite pleinement des qualités du capteur et de son codec en 6K BRAW.
Dans mes essais il a été quasiment impossible de sur-exposer la peau en mode BRAW !
Par contre, en ProRes, le rendu sur la peau un peu sur-exposée était assez moche, très vidéo. Le seul intérêt du codec ProRes est d’occuper beaucoup moins de place sur une carte d’enregistrement.

Le capteur et le traitement de l’image sont vraiment optimisés en BRAW. Personnellement, je ne tournerais pas en ProRes sur la caméra. Le rendu en BRAW est assez filmique, joli, voir flatteur.

Quant à la compression, j’ai constaté peu de différences entre les réglages Q0 et Q5.

Une carte 64 Go en 6K Film Raw permet d’enregistrer 3 minutes de rushes.
Il faudrait mieux régler la caméra en 6K Film Raw en Q5 pour avoir 15 minutes de rushes sur une carte 64 Go. Dans tous les cas, il faut beaucoup de cartes et espace de disque pour un projet qui se tourne sur plusieurs jours. C’est l’équation que beaucoup de gens enthousiastes de BMD ignorent. Le choix de la caméra impose une taille et un coût relativement conséquent à la post-production. Si on reste entièrement dans l’univers BMD avec une post-production sur Resolve et avec un ordinateur rapide avec beaucoup d’espace de stockage on est confortable. Si on a ses habitudes sur d’autres logiciels et des machines moins performantes on risque de ralentir considérablement le montage, l’étalonnage et la conformation. Mais c’est la stratégie de BMD. Et ça se défend surtout quand ils font cadeau de Resolve avec l’achat de la Pocket.

La BMD Pocket 6K est livrée avec une licence de DaVinci Resolve Studio, puissant outil de montage, workflow, étalonnage, trucage, mixage et sorties…
En option, une poignée « grip », comme les reflex, pour accueillir deux batteries de type Sony L, et obtenir ainsi une grosse autonomie (pas comme avec une maigre batterie Canon LP E6 !)

En savoir plus sur la Pocket 6K :

Steven Gruen (à gauche), en formation Grand Capteur, avec une Canon C300

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