Actualités | Adrien Pélissié, ingé son, mixeur et compositeur, anime la formation Fairlight : « J’aime la théorie. Je crois que c’est super important en son. »

Adrien Pélissié, ingé son, mixeur et compositeur, anime la formation Fairlight : « J’aime la théorie. Je crois que c’est super important en son. »

Adrien, qui es-tu/que fais-tu ?

Je suis technicien son, cinéma et musique. Je compose de la musique à l’image, je bosse sur les SFX et mixe tout ça pour que ça fonctionne pour la diffusion. Il m’arrive aussi d’enregistrer des voix off. 

Un des derniers projets sur lesquels j’ai travaillé : En guerre pour l’Algérie (ARTE)

Quel est ton parcours professionnel (en pas trop long!) ?

J’ai commencé par travailler sur la musique en composant et mixant pour du Jazz, du hip-hop… j’ai fait pas mal de tournées à travers le monde sur de gros festivals : Sziget, Fusion, SXSW…
J’ai commencé sur la musique à l’image et le mix vidéo avec une série documentaire de potes « A musical journey on the silk route », gros road trip de motards musiciens sur la route de la soie. Ça m’a mis le pied à l’étrier pour partir sur une carrière Tv et ciné.

A Musical Journey On The Silk Route. © Sals Gosses Prod’ / India on Bullet

Comment vois-tu l’évolution de Fairlight ?

Ça fait pas mal d’années que je regarde Fairlight avec envie.

Au début c’était inutilisable en production professionnelle !

Depuis la version 16 de Davinci c’est vraiment efficace. Il ne manque pas grand chose pour rivaliser avec les logiciels les plus utilisés. Avec la version 18 ça va pas rire ! 🙂

Comment vois-tu son positionnement (face à Protools, etc…) ?

C’est un peu le chaînon manquant. Cette espèce de trait d’union qu’il manquait pour avoir un workflow ultra efficace. On passe de l’Edit au son, puis aux VFX tout en revenant sur l’un ou sur l’autre… énorme !

Quel matériel faut-il pour un monteur qui veut pré-mixer ou mixer ?

Un ordinateur et des oreilles pour commencer ! 🙂
Plus sérieusement, un casque qu’on connaît bien est vraiment mieux que des enceintes bas de gamme. Le but est avant tout d’avoir de bons repères. Pour savoir si son mix sonne, c’est toujours bien d’écouter dans une voiture, sur une télé, un téléphone… ça permet d’avoir une bonne idée de comment les gens vont l’écouter par la suite. 

Fairlight est aussi bien adapté à des petites stations de postproduction, en travaillant à la souris et au clavier, qu’aux configurations de studio haut de gamme, avec cartes et pupitres de mixage.

La formation Fairlight : quels sont les contenus enseignés ?

Bon… Soyons franc… je ne suis pas toujours le programme (rires).

Je passe rapidement sur certaines notions ou fonctionnalités déjà intégrées par les stagiaires.

Ce que j’essaie de transmettre, via le logiciel Davinci Fairlight, c’est une façon de travailler, une façon de comprendre les outils, savoir utiliser la boîte à outil à notre disposition.

Au fond, mon but est que les personnes qui viennent à mon cours repartent avec la possibilité de se débrouiller sur n’importe quel workflow, et donc qu’ils sachent ce qu’ils font et pour quelle raison ils le font.

Comment cela se passe, pédagogiquement ? (théorie, pratique, autonomie…)

J’aime la théorie. Je crois que c’est super important en son. Ce qui guide le son c’est la physique. Malheureusement (ou heureusement) il y a un brin de physique à comprendre pour bien se dépatouiller avec le son et le mixage. Après, on met tout ça en pratique tout en faisant passer la théorie sans que les stagiaires s’en rendent compte ! On fait aussi du sound design, ça permet de mettre en pratique tous les éléments paris pendant les cours. D’ailleurs je suis étonné de la créativité que peuvent avoir les stagiaires !

Quelle autonomie les stagiaires peuvent-ils atteindre ?

Le but est que les stagiaires comprennent comment penser le son, quelles sont les bonnes questions à se poser. Pour mieux m’expliquer, c’est vraiment l’image de la boîte à outil : je donne toutes les informations pour que les apprenants soient capables de mixer pour la TV et le cinéma avec un peu d’entraînement.

En savoir plus sur la formation Fairlight initiation :

  • Maîtriser le workflow de la page Fairlight
  • Maitriser les outils d’édition audio
  • Maîtriser les library audio
  • Utiliser des effets audio
  • Nettoyer et corriger des pistes audio
  • Créer du sound design
  • Enregistrer des voix off
  • Travailler avec des bus et auxiliaires
  • Exporter un mixage

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