Luc Gétreau

Luc Gétreau a suivi la formation Techniques et pratique Prise de vues HD approfondies (3 semaines)

Luc, en quelques mots, comment définirais-tu ton parcours professionnel ?

Je suis né à Marseille, une ville brutale mais très belle et très cinématographique car la baie et la lumière de la Méditerranée, les iles en fond de décor, le port,  c’est déjà un film en soit avec en préambule cette ouverture au noir quand le train jaillit du tunnel du Rove et débouche dans la lumière de la mer au dessus du quartier de l’Estaque. Mais mon vrai décor, celui qui appelle mes rêves est plus au Sud de la ville, le quartier des Goudes et les Calanques où j’ai passé mon enfance et mon adolescence. Cette ville a inspiré des cinéastes comme Paul Carpita, René Allio ou Guédigian. C’est un tragique solaire qui l’habille.
Dans ma famille, nous étions sept enfants, nous n’avions pas la télévision. Et ma vocation de cinéaste est venue du fait que j’avais les dents mal plantées.
Pour me faire accepter la séance de dentiste obligatoire du jeudi après midi avec le hors champ torturant des bruits de roulette qui emplissait la salle d’attente, mon père m’entraînait ensuite avec mes frères et sœurs au cinéma. Cette liturgie du film du jeudi a compté, j’ai découvert de 4 à 7 ans des choses qui me stupéfiaient comme l’esclavage dans la Case de l’oncle Tom. Ensuite mon père est parti de la maison et ma mère, qui élevait seule trois garçons avait des accès de cinéphilie pour échapper à sa solitude, donc on pouvait aller au cinéma trois fois dans la même semaine et puis plus du tout pendant des mois. J’ai vu 11 fois Laurence d’Arabie.
Adolescent, grâce à ma mobylette, j’ai beaucoup fréquenté le seul cinéma d’art et d’essais de Marseille, le Breteuil. J’ai découvert le cinéma allemand des années soixante dix, les films de Fassbinder, de Wenders mais aussi Pasolini, ceux de Bergman. J’écrivais, je faisais de la photographie, j’avais un labo noir et blanc dans la salle de bain mais je ne tournais pas de courts-métrages. J’étais un rêveur et un littéraire et j’écrivais des textes pour un éditeur qui faisait des livres de photographie.

Le ring de tous les possibles, documentaire mettant en lumière le rôle éducatif des clubs de boxes anglaises dans les quartiers populaires de Nantes et la place nouvelle prise par les filles et des femmes dans ce sport (2008)

A vingt ans, après deux années de khâgne et hypokhâgne j’ai eu envie de tenter le concours de l’IDHEC, l’Institut des  Hautes Etudes Cinématographiques et, à ma grande surprise, j’ai été accepté. Je me suis retrouvé petit provincial, la tête bourdonnante de littérature, assez seul au milieu de camarades d’études plus âgés, souvent brillants mais  terriblement individualistes. Mes grands bonheurs pendant ces trois années d’études en dehors des tournages et des montages auront été des rencontres avec des grands techniciens du cinéma, en fin de carrière qui venaient nous enseigner un peu de leur art : Henri Alekan et Jean Badal pour la lumière, Alexandre Trauner pour les décors et surtout Henri Colpi, pour le montage qui était d’une humanité rare. J’ai eu aussi au tout début un très bon contact avec un cinéaste photographe et écrivain plein de fantaisie qui a su m’encourager : Alain Fleischer. On tournait nos films d’étude en 16mm, parfois en 35mm, une bonne discipline pour le découpage et la vidéo ne faisait pas partie de l’enseignement. La Betacam venait juste d’arriver dans les rédactions des télévisions, on était en 1983.
Après l’IDHEC j’ai fait toutes sortes de petits boulots car je n’avais pas assez de contact dans le  métier, j’ai fait de la photo, j’ai fait un peu l’acteur pour Jacques Weber et j’ai été coach comédien et troisième assistant sur un film de Coline Serreau pendant plusieurs mois. Seul vrai signe du destin, mon court métrage de fin d’études, une fiction maladroite tournée à Belle Ile en Mer reçoit le premier prix au festival du Cours Métrage d’Aix en Provence présidé cet année là par un formidable cinéaste qui tient tête à son jury pour défendre mon film : Robert Kramer.
Deux rencontres vont mettre fin à ce sentiment d’être en exil de mon métier :
Je vais écrire pour la Sept des adaptations cinématographiques avec la réalisatrice Emmanuelle Cuau, une ancienne camarade d’études, les films ne se feront pas mais cela va me donner envie d’écrire mes propres script de fictions pour lesquels je vais obtenir à plusieurs reprises l’Aide à l’Ecriture du Centre National de la Cinématographie. Mais faire produire mes scénarii se révélera une entreprise autrement plus difficile.
La deuxième rencontre se sera avec l’Inde. Une amie française, styliste au Rajasthan m’invite à venir filmer son travail. Je voyage à travers l’Inde et ce pays me révèle combien l’écriture documentaire peut me rendre heureux. Je vais retourner plusieurs fois en Inde, je vais ensuite tourner  dans l’Himalaya, sur les enfants tibétains, au Mali, aux Comores, au Cambodge. A chaque fois ce sont des films documentaires de 52 minutes, à budgets modestes, avec un petit producteur indépendant et une chaine qui met très peu d’argent mais s’engage à diffuser le film. A chaque fois il s’agit pour moi de compenser le manque de moyens en m’impliquant totalement et en m’immergeant dans la vie quotidienne du sujet. Par nécessité mais aussi par goût.
Finalement les films qui vont le plus compter pour moi vont se tourner en France, dans des univers clos où il faut apprivoiser le sujet et se faire accepter. Je tourne deux documentaires chez des moines cisterciens trappistes, puis un documentaire sur la question de la reconstruction de la personne en prison et c’est un film sur la solitude volontaire en haute montagne des nouvelles bergères qui va devenir une nouvelle étape décisive pour de rapprocher de mon univers : Bergères à l’estive marque ma rencontre avec le milieu du pastoralisme, bergères, bergers, éleveurs. Et cela me permettra de tourner ensuite trois documentaires pour la Maison du Berger du Champsaur. Ces films auront des prix dans le festival Pastoralismes et Grands espaces près de Grenoble qui regroupe, tous les deux ans, des gens du monde pastoral autant que des cinéastes.

Quels sont les films qui ont le plus compté pour toi ? Ceux que tu emporterais sur une île déserte ?

Loulou de Pabst, L’Aurore de Murnau, La nuit du chasseur de Charles Laugton, Les fraises sauvages de Bergman, la beauté du péché de Zivko Nikolic, L’âme sœur de Freddy Murrer, Lovestream de Casavetes, the Northern Light de John Hanson et en documentaire les films de Georges Rouquier, ceux de Flaherty bien sûr et à l’autre bout du chemin ceux de Robert Kramer.

 

Tournage du documentaire In Extremis dans le service de cardiologie du CHU de Caen Avril 2009

Quelle est ton activité ?

Aujourd’hui je partage mon temps entre  l’écriture et la  réalisation de documentaires qui demandent beaucoup de temps et de travail caché et celle de films de commande « intéressants » que j’essaie de trouver pour contribuer au développement d’une Scop à Nantes, une coopérative Image et Son qui s’appelle Bigband. Longs ou courts tous ces films demandent une énergie énorme car il faut se démultiplier pour compenser le manque de moyens. Le temps passé et la qualité des relations nouées avec le sujet sont mes seuls luxes. Ainsi que  le bonheur de réécrire le film ensuite au montage avec le monteur ou la monteuse qui n’ont pas connu les aléas du tournage et osent bousculer ma construction narrative par leurs propositions. C’est un métier de coureur de fond, de haute solitude. Il ne faut pas avoir peur du désert et il faut oser tenir tête aux gens raisonnables. Car le documentaire c’est une vraie utopie. Souvent une folie pour la santé, les nerfs, les finances mais je ne peux plus m’en passer. C’est ma réponse à ce que je perçois de l’état du monde qui se joue là.
Explorer le réel, les comportements des humains face à leurs défis, c’est une drogue dure. Bien trop intéressant pour que j’ai envie de faire autre chose. Dans une époque de grandes peurs collectives et de soumission résigné au système, avoir pour métier d’interroger le réel me semble d’une insolence rare.
J’ai pris goût à ma liberté, je la paye souvent assez chère.
Dans ce combat à la Don Quichotte, j’’ai enfin trouvé un producteur, aussi intelligent que fauché, courageux et d’une intégrité totale. Et lui, ses remarques, sont si affutées que je les écoute presque toujours. Il est crédible. Il sait ce qu’est vraiment un film. L’énergie et la ténacité que cela demande.
Ensemble nous avons fabriqué deux films et nous en préparons deux autres.
D’abord un documentaire sur le drame des harkis au moment de l’indépendance de l’Algérie, leur abandon, leur relégations en France et la question de la construction identitaire telle qu’elle se pose à leurs enfants et plus récemment un film sur le combat sans merci d’une femme de 57 ans, grande insuffisante cardiaque, avant son opération, pendant et lors de son retour dans la vie « normale » équipée d’une turbine d’assistance cardiaque qu’elle contrôlait par un petit boitier à sa ceinture. 

Interview en 2007 avec mon complice et monteur Jérôme Verlynde dans le cadre d'un doc Le regard des soeurs, sur la manière dont les jeunes filles des cités vivent leur condition.

Pourquoi as-tu voulu suivre ce stage ? Pour quels types de projets ou de désir(s) professionnels ?

Depuis cinq ans la révolution numérique s’accélère dans mon métier. Les images sont virtuelles, dématérialisées, plus de cassettes, ce qui pose la question de l’archivage de cette nouvelle mémoire numérique et de son vieillissement. A peine un nouveau format devient-il accessible qu’il devient obsolète. C’est la course aux armements, ce qui est un faux problème car je crois que plus que les outils ce qui importe c’est de se demander au service de quel récit, de quel regard, de quel questionnement du réel on les met. On peut avoir une énorme machine numérique à sa disposition, une grosse équipe, un bon budget de production et nager avec dans les clichés télévisuels, entretenir des stéréotypes.
Je suis un artisan.
Je tourne presque toujours tout seul, je dois donc assumer l’image, le son, et la réalisation. Pour moi c’était important de faire un pas de côté pour apprendre à explorer les ressources des nouvelles caméras car en production, on n’a rarement le temps. En production, il faut aller très vite et faire des choix cruciaux en situation. Même sur un documentaire dont les tournages se répartissent sur plusieurs mois on doit parfois aller très vite, jusqu’à la douleur pour sauver une séquence, pour l’attraper mine de rien. Je voulais aussi améliorer mes prises de son et mieux maîtriser l’éclairage, car j’aime apporter un éclairage intimiste proche d’un certain cinéma, qui va de Ken Loach à Pascale Ferrand, dans une séquence documentaire. Cela m’intéresse de plus en plus d’avoir des projets qui se tiennent à la frontière entre fictions et documentaires et qui jouent sur l’ambigüité du réel. Je tourne tout seul depuis six ans. J’ai appris à me débrouiller pour ramener à tout coup des images montables. Mais c’était bon de désapprendre mes vieux réflexes de survie pour m’ouvrir à de nouvelles solutions.
J’étais curieux d’apprendre comment on peut par des choix techniques simples mais assumés, affirmer un style, par un traitement de l’image, par une subjectivité et une esthétique  qui renforcent le récit et les émotions. Je voulais améliorer mes dispositifs de tournage pour que le travail final avec l’étalonneur se fasse sur une matière image bien plus préparée.

 

Qu’as-tu pensé du stage et des moyens techniques ?

Et bien de ce point de vue je n’ai pas été déçu ! Le stage comportait un très bon équilibre entre remise à niveau des connaissances théoriques à la lumière du nouveau paradigme numérique et exercices pratiques nous mettant en situation suivie de séances de visionnage critique de nos images. Il y avait une bonne ambiance entre stagiaires. A  Vidéo Design tout est prévu pour qu’on puisse se concentrer sur nos questions et un stage de trois semaines c’est idéal car cela permet d’expérimenter les choses et différents dispositifs, traitements ou réponses possibles. J’ai aimé découvrir de nouvelles caméras, les limites de chaque équipement et notre formateur s’est mis à donner la pleine mesure de son vrai métier, chef opérateur, quand on a abordé la lumière. Cela m’a donné envie de faire un jour un stage consacré uniquement à ce sujet.

Tournage à 475m sous terre dans les mines d'ardoises de Trélazé - février 2010

Quels projets proches ou lointains as-tu?

En 2012, je me prépare à tourner un documentaire de 52 minutes sur les aumônières laïques de l’hôpital Saint Jacques de Nantes pour la chaine KTO qui rendent visitent aux malades en gériatrie, psychiatrie et Médecine Physique et réadaptation. Cet hôpital est une ville dans la ville et je suis en période d’immersion dans le sujet.
En 2011, j’ai commencé un film sur le parcours d’une jeune apprentie luthière qui s’intitulera Passerelles et que j’aimerai tourner sur trois ans, à raison de quelques semaines par an, pour suggérer par quels étapes se construit cette jeune femme au fil du temps et pour poser la question suivante : quand on a vingt ans aujourd’hui, quand on a clairement identifié sa vocation et qu’on s’y est engagé, a-t-on une chance d’y arriver ? De trouver sa place dans un monde en crise et dans une tradition menacée ? A quoi cela tient-il ?
C’est un projet au stade du développement mais j’ai commencé à tourner des séquences et à les prémonter. Le dispositif de tournage enfreint délibérément les limites temporelles que nous posent souvent les chaînes qui s’engagent rarement sur des documentaires dont la mise en œuvre et le propos dépasse l’année de la signature. Or dans ce sujet,  ça m ‘intéresse de restituer, par des situations parlant d’elles-mêmes, le travail du temps. J’ai aussi un projet de film en noir et blanc très graphique sur une famille d’artiste de cirques qui sont de véritables bagnards du chapiteau mais qui ne s’imaginent pas faisant autre chose malgré leur totale inadaptation au monde « moderne ».
Mon projet plus globalement c’est de tenir dans ce métier, en cultivant des projets qui ne soient pas trop otages de leur financement. En continuant à tourner, à progresser. En ne renonçant pas face aux obstacles qui ne manquent pas à chaque fois mais en cherchant des solutions parfois avec quelques complices. Je souhaite continuer à vivre ces beaux moments de fraternité que nous avons parfois dans la rencontre avec le sujet et ensuite avec la famille des monteurs et monteuses avec qui nous réexplorons  les images et les sons pour essayer de leur faire dire ce qui s’y cachent. Il s’agit de partager une émotion avec nos contemporains qui puisse renvoyer chacun à ses propres raisons de vivre, à sa propre manière de faire sens, là où il se tient. Je rêve de faire des films qui participent à  une réflexion sur la condition humaine face à des questions qui font peur en général à la télévision car elles ne sont pas sexy ni vendeuses : la solitude, le vieillissement, la place que nous donnons à l’amour, la transmission, la difficulté à se projeter dans l’avenir, la maladie.
Pour moi un documentaire c’est quand je rencontre une personne singulière à un moment où son existence est confrontée à une de ces questions. Parfois dans l’urgence, ou sous  la forme d’une crise, parfois mine de rien, sans bruit.
Un film est réussi s’il est inconfortable par son propos, si le sujet résiste à sa mise en image, s’il m’oblige à bouger, à me remettre en question. Si mon regard change, celui du spectateur a des chances de bouger aussi.
J’ai besoin de continuer à faire du documentaire car j’ai le sentiment que cette pratique un peu subversive, déraisonnable, me permet de rester en alerte face à ce qui est en train de nous arriver, à la croisée du collectif et de l’intime. Le documentaire c’est un métier de plein vent et un mode de vie. Par ses exigences parfois si inconfortables,  il m’oblige dix fois par jour à me demander ce qui est vraiment important dans telle ou telle situation. Il m’évite de me faire enfermer par une forme de pensée ambiante résignée, dans des représentations aliénantes que le système cherche à nous imposer sur  le mode : consommez et taisez vous !
Mon rêve ? Trouver ma famille dans ce métier, et faire avec elle des fictions si documentées qu’on puisse se demander longtemps si on est ou  non dans un documentaire. Nourrir demain avec une équipe complice un récit avec du réel bien observé, saisir les choses avec acuité et avec une perspective sociale alors qu’on raconte en apparence des toutes petites choses, modestes, intimes, quotidiennes, voilà ce qui me plairait.
Souvent en tournage puis en montage, la vie nous donne autre chose que ce que nous venions chercher mais dans cette pochette surprise, il a parfois des merveilles, tout est affaire de regard et d’ouverture.

 

LUC GÉTREAU  l_getreau@club-internet.fr

Luc Gétreau est né à Marseille en juin 1962 dans une famille de sept enfants.
De 1982 à 1985, ses études de cinéma dans le cadre de l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC) lui donnent l’occasion d’être l’élève du monteur et réalisateur Henri Colpi et des chefs opérateurs Jean Badal et Henri Alekan. Il est ensuite assistant à la mise en scène au théâtre pour Jacques Weber, au cinéma pour Coline Serreau. Après avoir tourné des documentaires en Inde, en Afrique, au Cambodge et dans le monde rural en France, Luc Gétreau se spécialise dans des documentaires qui racontent la manière dont les grands solitaires — bergères, moines, détenus — tissent leurs relations avec leur environnement.
Il a par exemple filmé pour la chaîne KTO la vie des moines cisterciens de l’abbaye Sainte-Marie du Désert (Les veilleurs, 26 mn, puis La Distance Intime, 52 mn, 2000 et 2001 ), celle des détenus dans les prisons de Nantes (Passerelles, 52 mn, 2002), celle des Pères blancs de la mission catholique de Gao au nord Mali (Pères du désert, 52 mn, 2003 ) et celle des bergères qui restent en altitude de juin à octobre (Bergères à l’estive, 52 mn, 2006).

FILMOGRAPHIE

En développement :

DEVENIR documentaire de 90 minutes sur le parcours et la construction identitaire d’une jeune apprentie luthière pendant sa formation à l’Ecole Nationale de Lutherie de Mirecourt et dans les mois suivant la fin de sa formation. Comment avoir vingt ans aujourd’hui et peut-on encore vivre de sa vocation artistique dans une époque en crise et dans une tradition menacée.

En tournage en 2012  :

COMME UN SOUFFLE FRAGILE  Documentaire de 52 minutes sur la manière dont les aumônières de l’hôpital Saint Jacques de Nantes, qui rendent visite aux malades en gériatrie, psychiatrie et médecine Physique et Réadaptation, vivent et conçoivent leur mission et sur la manière dont leur présence est ressentie par les malades et par les cadres de santé. Une coproduction : Arsenal Productions – KTO TV

IN EXTREMIS (2011), documentaire de 75 mn sur une femme de 57 ans, insuffisante cardiaque, qui se prépare à l’opération de la dernière chance : la pose d’une turbine d’assistance cardiaque qu’elle pourra contrôler par un boîtier à sa ceinture. Malgré la mobilisation de toute une équipe de la médecine publique, c’est un voyage terriblement incertain qui commence. Le film retrace les neuf mois de sa vie après l’hôpital, ses doutes, ses ultimes tentatives pour retrouver un peu de joie dans le temps qui reste, avec ce corps qui ne lui obéit plus qu’au ralenti. Production Arsenal Productions  (aide à la production de la Région Basse Normandie et de la PROCIREP). Diffusion Armor TV.

HARKIS, LE PAYS CACHÉ (2010), documentaire de 54 mn relatant le drame des anciens supplétifs de l’armée française en Algérie, leur abandon par la France, leur relégation en exil et la manière dont leurs descendants ont réussi à se construire et à conjurer le malheur. Production Arsenal Productions  (aide à la production de la région PACA). Diffusion Télé Locale Provence.

3 documentaires sur le travail des éleveurs et des bergers du Champsaur pour la future Maison du Berger de Champoléo, gérée par la Communauté de Communes du Haut Champsaur : Faire manger une montagne, Vers l’Alpage, Les quatre saisons de la brebis. Grand Prix du Festival Pastoralismes et Grands Espaces pour Faire manger une montagne.

4 documentaires (2006) dans le cadre de la collection « Estuaire, source de vies » (diffusion Télévision Nantes 7) : Indre, fleur d’acier (20 mn) sur la tradition métallurgique en bordure de Loire, Solides gaillards (20 mn) sur des professionnels de l ‘équipe Formes et Ecluses du port Nantes-Saint-Nazaire, De l’eau à la bouche (20 mn) sur la cuisine de l’estuaire, Le fleuve sous la carte (20 mn) sur la cartographie de l’estuaire de la Loire

BERGERES A L’ESTIVE (2006), documentaire de 52 mn sur les nouvelles bergères et la façon dont elles vivent leur condition. Coproduction DCX Paris, diffusion KTO. Mention Spéciale du Jury au VIIème festival « Pastoralismes et Grands Espaces » de Prapoutel-les-Sept-Laux (Grenoble). Prix Spécial du Jury du Festival Pastoralismes et grands espaces.

3 sujets dans le cadre de l’émission « CHIC », magazine des tendances et de l’art de vivre (diffusion ARTE) : Caviar d’Aquitaine, Jeune Cuisine : le goût de l’avenir, Sandrine Garbay : maître de chai

LE REVOLTE DU MEKONG, documentaire de 52 mn, portrait de Pierre Legros, un français expatrié au Cambodge depuis treize ans et se consacrant au sauvetage des jeunes filles victimes de la prostitution forcée. Diffusion Citizen TV.

PERES DU DESERT , documentaire de 52 mn (2003) sur la vie des Pères Blancs de la Mission Catholique de Gao au Nord Mali. Diffusion KTO.

Cambodge, le sentier sur l’abîme, documentaire de 52 mn qui dresse l’état des lieux des traditions religieuses au Cambodge, confrontées aux mutations de la société khmère et aux problèmes sociaux et identitaires d’un peuple déchiré par trente ans de guerre et un génocide. Diffusion sur KTO dans la collection thématique « Croire… »

Les Veilleurs, documentaire de 52 mn (2001) et La Distance Intime, documentaire de 26 mn (2001) sur le quotidien qu’une communauté de moines cisterciens trappistes. Diffusion KTO. Finaliste de l’ITHEME 2002.

Passerelles (2001), documentaire de 52 mn, sur les ressources que développent les détenus pour tenir et parfois se transformer dans les prisons de la région de Nantes. Diffusion KTO.

Responsables ? (2001), documentaire réalisé avec des adolescents d’un lycée de Nantes sur le thème de l’engagement et de la responsabilité. Label « J’agis, je m’engage » de la Direction Régionale Jeunesse et Sports de Loire-Atlantique dans le cadre du Deuxième Festival de la Citoyenneté – Colombe d’Or au 12ème Festival Européen de Rencontres Multimédia et Vidéo Jeunesse.

Libami, à la rencontre des oubliés du Liban, documentaire tourné à Beyrouth sur le travail social d’une association qui se bat pour aider la scolarité des enfants en difficulté.

AFESIP, la fin du cauchemar (1999), reportage sur l’action d’une jeune femme cambodgienne, Somaly Mam qui aide les fillettes et les adolescentes khmères à sortir de la prostitution et à se réinsérer dans la société par l’apprentissage d’un métier.

La chasse au trésor, documentaire sur le rôle de l’école dans la transmission des valeurs, film tourné à l’école Saint-Joseph de Saint-Germain sur Moine.

Enfants du Tibet en exil (1993), documentaire sur le courage des enfants tibétains exilés en Inde. Film tourné dans l’Himalaya, avec le soutien de la soeur du Dalaï Lama.

Comores, les enfants du volcan (1991), reportage sur le recensement de la population de cette république islamique. Production AFEP – Nations Unies.

Naïka, an indian dancer in Paris (1991), portrait d’une jeune danseuse indienne de Barathanatyam, Rukmini Kirkland, partagée par son mariage avec un occidental entre deux traditions et deux univers.  Produit par Bilbo Production.

Impressions Mogholes (1990), reportage sur une styliste française, Brigitte Singh, installée au Rajasthan où elle perpétue la tradition textile de l’impression à la planche. Diffusion dans le cadre du magazine Nomades sur la Cinq. Film lauréat de la Fondation Kodak Grand Reportage et lauréat du Festival du Scoop et du Journalisme d’Angers.

PORTRAITS DE STAGIAIRES

Dom Pedro

Dom Pedro a suivi le stage Techniques de prise de vues HD, initiation longue

Sabine Simtob

Sabine Simtob a suivi un stage After Effects Complet (15j) et un perfectionnement Avid aux Effets (5j)

Erick Benzi

Erick Benzi a suivi un stage After Effects Production

Claudio Descalzi

Claudio Descalzi a suivi le stage After Effects Production (4 semaines)

Zdravko Zunec

Zdravko Zunec a suivi un stage Maya

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