Louis bastin

Louis bastin a suivi un stage Final Cut Pro

Qui es-tu, Louis bastin ?

J’ai fait mes premiers pas de monteur en pellicule, sur des courts-métrages 16 ou 35. Une excellente approche du montage (et de la réalisation), car on doit peser chaque décision de coupe ou de raccord, étant donné la complexité des opérations (synchronisation, difficulté de rectif, etc). Tout l’inverse du montage virtuel où la liberté (technique et esthétique) est totale… (tellement totale que … que faire ? tout essayer ?).
En revanche, l’approche ciné m’a durablement éloigné du monde de la fiction: trop prétentieux et imbu de lui-même, trop hiérarchisé (le calvaire de l’assistant devenant 2nd assistant au bout de 3 films, puis 1er au bout de 3 films, etc…), trop superficiel.

J’ai donc monté de l’info (JT), du reportage, du clip, ou des OVNI comme par exemple une chronique quotidienne de 200 fois 2′ pour « Nulle Part Ailleurs »: 2 globe-trotters m’envoyaient chaque jour leur carnet de voyage vidéo tourné en « Hi 8 mm » (en général moins d’une heure de rushes), et j’en faisais un petit sujet « carte postale » pour l’émission, en « flux tendu ». Une expérience passionnante, en liaison téléphonique permanente avec des inconnus au bout du monde (on est devenus très potes depuis). Ça a aussi été un de mes 1ers contacts (enthousiaste) avec Avid, et une des premieres diffusions « Avid online » à la TV en France, en « AVR 7 » (le top de la résolution alors), sans conformation.

Aujourd’hui, je ne monte presque plus que du documentaire, pour les chaînes publiques (Arte, France 5, 3 et 2), sur des sujets de société, ou politiques. C’est un genre qui tout à la fois répond à ma quête de sens (j’ai besoin d’être convaincu de la nécessité de mon travail), et qui offre au monteur un véritable travail de co-écriture, car bien souvent tout reste à réinventer au montage pour faire d’un tas de rushes, un Film. On doit travailler en parfaite complicité (morale, politique, esthétique, professionnelle) avec le réal, se substituer à lui souvent, quand il s’est noyé dans ses propres rushes ou s’il n’a pas le temps de suivre tout le montage et s’en remet à vous. J’ai parfois passé près d’une année sur un film de 90′, avec 200 heures de rushes, tournés sur des années. Le dérushage lui-même prend 2 ou 3 mois, et quand on l’a terminé il faut faire un second écrémage…

Je fonctionne sur un circuit très fragile d’auteur-réalisateurs et de toutes petites co-prod, plus attachés à la qualité et au message, qu’à la quantité de films ou au rendement. Inutile de dire que les durées de montage dépassent le plus souvent le budget: chacun y met du sien, et les Assedic Spectacle jouent un rôle indispensable à cette économie de création.  Je suis aussi réalisateur, mais je me garde bien de monter moi-même mes propres films: la distance, le regard extérieur du monteur me semblent indispensables à un bon film.
L’été dernier j’ai monté un doc sur la Palestine, destiné à une diffusion en salle, « Écrivains des Frontières » (en ce moment à l’Espace St-Michel ), ça change beaucoup de la télé: plus de liberté de contenu, pas de contraintes de format ou du diffuseur, et la fascination de savoir le public physiquement en contact avec le film.

Et Final Cut Pro ?

FCP a dés le départ été pour moi une révolution fascinante: pouvoir disposer soi-même d’un outil performant, au lieu de salles à 70 000 € (ou 1 000 € la semaine). J’ai très rapidement monté des films par moi-même, à la maison, au départ avec un Powerbook (+disques & écrans), et aujourd’hui avec un G5. Je ne touche presque plus à Avid et aux circuits de montage « classique » chez un prestataire: ça me paraît maintenant un peu compliqué. Et puis je n’ai pas pardonné à Avid, en plus de sa politique commerciale ruineuse, son virage vers le monde PC après avoir « accroché » les monteurs au Mac. En revanche, si pouvoir travailler chez soi, quand on veut et où on veut a de nombreux avantages, il y a le risque de ne jamais quitter son travail (ou que le travail ne vous quitte jamais), au détriment de la vie familiale, au détriment des temps morts également indispensables à la création. Quoiqu’il en soit, FCP est un outil extrêmement mûr et puissant, auquel il ne manque pas grand chose pour aller jusqu’à la finalisation broadcast complète d’un film. J’ai mixé et étalonné moi-même le dernier doc TV que j’ai monté pour France 5 (mais il ne faut pas le dire, ça n’est pas très pro). Une possibilité qui peut rendre service quand les budgets sont trop serrés, mais qui ne remplacera jamais l’oreille et la technicité d’un mixeur, et l’œil et la dextérité d’un étalonneur.

FCP est très complet, complexe. Une formation est un gain de temps indispensable pour faire rapidement le tour des possibilités.
Les formations chez Video Design ? Très sympa, détendues et compétentes. Croissance oblige, Vidéo-Design a du quitter le petit pavillon franchement adorable des débuts à Pantin, mais l’accueil et le cadre de travail restent très agréables et enrichissants. Une formation, c’est aussi l’occasion de croiser d’autres professionnels (ou non), venus d’autres horizons, et de se retrouver « sur les bancs de l’école » (avec un banc de montage par personne quand même): un moment privilégié et hors du temps quand nos emplois du temps sont si saturés. Et il est indispensable aujourd’hui de se tenir à niveau en permanence (veille technologique)

PORTRAITS DE STAGIAIRES

Xiao Xing Cheng

Xiao Xing Cheng a suivi un stage After Effects Production (20j)

Isabelle Durrieu

Isabelle Durrieu a suivi le stage Final Cut Pro Production (20 jours)

Nathalie Prunier

Nathalie Prunier a suivi le stage Final Cut Pro et After Effects

Jean-Marc Sanchez

Jean-Marc Sanchez a suivi un stage Motion initiation

Christian Leblé

Christian Leblé a suivi le stage Techniques et pratique de prises de vues HD initiation longue

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