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Julie Cazenave

Julie Cazenave a suivi la formation en WebDocumentaire initiation complète.

Julie, qui es-tu ? D’où viens-tu?

Je suis responsable de l’association Ciné-Archives qui gère le fonds audiovisuel du parti communiste français et du mouvement ouvrier & démocratique.
J’ai commencé à travailler dans cette association en 2000, longévité professionnelle qui me stupéfie moi-même.

Après mon bac, très cinéphile, j’ai suivi un cursus d’études cinématographiques et audiovisuelles à Paris 8. J’ai validé un master. Puis, en 1997, à la BIFI, je suis « tombée » sur un flyer pour candidater à une formation sur les archives cinématographiques (Archimedia). C’était une proposition d’un genre nouveau à l’époque, lancé par la Cinémathèque royale de Belgique, l’université de Censier dans le cadre du plan Media II (volet formation) de l’Union européenne. La première génération des archivistes du cinéma s’inquiétait de la relève et avait monté une formation  initiale de six mois dans plusieurs pays européens (cinéma des 1ers temps et voyages à la clé !). C’était absolument nouveau pour moi. De fil en aiguille, j’ai atterri à Ciné-Archives, d’abord par curiosité cinéphile ayant appris que Jean Epstein avait tourné un film pour la CGT en 1938 ! Ensuite, j’ai apprécié les deux femmes fortes têtes qui y travaillaient, puis j’ai été  intéressée par le Pcf lui-même… J’ai appris empiriquement et avec une grande liberté les « bases » du travail d’archives (conservation, valorisation, collecte…).

Lorsqu’en 2007, forte du succès de la mise en ligne de ses collections, l’Ina a lancé un master pro dédié à la « Gestion des patrimoines numériques », j’ai pensé que ce serait une bonne occasion de généraliser ce que j’avais appris au sein d’une seule et même structure et d’en apprendre davantage sur « l’univers numérique » qui attendaient nos archives. A 35 ans, j’étais la doyenne de la première promotion et, je dois dire qu’il a été très agréable et profitable de bachoter à nouveau avec des gens d’une dizaine d’années de moins que moi. J’étais en formation continue, tandis que les autres étudiants étaient dans la continuité de leurs premières études : Preuve que les branches de métier liées au patrimoine audiovisuel devenaient des filières diplômées. Il y a aujourd’hui, dans ce domaine aussi, beaucoup de cursus pour peu de places en définitive (ou alors un vrai travail de prospection est à entreprendre). Ceci dit, en suivant à Paris 8 un cursus d’esthétique du cinéma dans les années 1990 je n’avais pas d’idée claire sur la suite. Alors… Il peut y avoir en définitive des issues plus diversifiées qu’on ne le croit de prime abord.

 

Je ne me considère pas comme archiviste au plein (et noble) sens du terme. J’essaie d’être une bonne généraliste dans mon domaine. La petite taille de notre structure nous incite à l’être. Le développement d’un site internet ou d’une base de données, la numérisation des films, le droit d’auteur, etc. : Nous sommes conduits à maîtriser tout ou partie de ces champs d’application de la gestion d’un fonds d’archives. De ce point de vue, « l’indivision du travail » est une chance… Et la veille et la formation une impérieuse nécessité !

 

Pourquoi as-tu voulu suivre cette formation au Webdocumentaire?

C’était pour moi l’occasion de découvrir de plus près où en sont les pratiques audiovisuelles modulées à internet, d’élargir ma palette d’idées pour développer l’accès et l’exposition d’archives audiovisuelles. Et cela me permettait d’aborder un mode d’expression qui m’intéresse personnellement. J’avais, pour commencer, envie de faire un webdoc, relié au site de Ciné-Archives, sur le thème des banlieues rouges. Nous avons en effet un beau fonds de films sur la « ceinture rouge » parisienne, qui court des années 30 aux années 70.

 

Qu’as-tu pensé du stage et du logiciel ?

J’ai d’abord choisi de faire cette formation chez Vidéo design Formation parce que c’était l’une des plus longues que j’ai trouvées.
La plupart durent seulement une semaine ; à ce compte, je suppose que la formation n’a pas le temps d’être autre chose qu’un enseignement magistral sans allers-retours pratiques.
La formation de VDF était charpentée sur quatre semaines et chaque étudiant disposait d’un poste informatique complet.
Nous avons été initiés à plusieurs logiciels qui sont des basics nécessaires pour faire/concevoir en web documentaire : photoshop, final cut, wordPress, Flash,…

Personnellement, cela m’a permis de découvrir, entre autres, le logiciel Klynt. Tel qu’il est, ce logiciel représente un bon outil pour mon projet de webdoc qui mettra avant tout en valeur les documents cinématographiques et restera assez sobre en animation et linéaire en mode de récit. Il est assez simple d’application pour une néophyte dans mon genre.
Mes deux acolytes de formation, tous deux monteurs professionnels, qui avaient des projets plus élaborés et « gigognes » formellement, ont plutôt opté pour Flash.

 

Quels projets proches ou lointains as-tu ?

Ce premier webdoc pour Ciné-Archives sur le thème des banlieues rouges dans le courant de la rentrée prochaine. Pour la suite, on verra.

Lien et adresse mail :
contact@cinearchives.org
Site internet : cinearchives.org (plus de 300 films en ligne)

PORTRAITS DE STAGIAIRES

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Karine Dogliani a suivi notre formation de prise de vues en caméras HD.

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Dom Pedro a suivi le stage Techniques de prise de vues HD, initiation longue

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Antoine Jesel a suivi le stage Final Cut Pro Global

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Xiao Xing Cheng a suivi un stage After Effects Production (20j)

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Rosita Cannata Régisseur audiovisuel (cinéma, publicité, tv, photos) a suivi le stage Final Cut Pro Complet

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