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François Possémé

François Possémé a suivi le stage Postproduction Vidéo Numérique (7 semaines)

Comment définirais-tu  ton parcours professionnel ?

Je suis musicien auteur compositeur, mais ma première approche artistique dans les années 70 a été à travers l’expérience de la photographie. L’image pour moi a toujours eu une grande importance. Gamin j’étais fasciné par l’image, le cinéma…J’allais en cachette voir des films… Et puis les images des cinémas Italien, Russe, Espagnol ont été pour moi, source d’inspiration à mes compositions musicales, et dès que nous avons monté au début des années 80 notre groupe Complot Bronswick (1), nous avons travaillé non seulement sur la création de musiques mais aussi sur la mise en scène et l’utilisation de l’image : peinture, film super 8, projection de film 16 « le cuirassé Potemkine » pendant les concerts.

Au début des années 90, j’ai fait l’acquisition d’une caméra vidéo sony hi8 et ai commencé à réaliser des images pour la scène de manière plus simple. Par ailleurs, des groupes pop rock, world ou expérimentaux  m’ont demandé de réaliser des images pour la scène ou des clips voilà un peu le chemin que j’ai suivi.

Autodidacte, j’ai une approche très intuitive de la création musicale ou de l’image… En utilisant les samples dès le début des années 80 j’ai utilisé les sons comme de la peinture. J’adore coller, superposer, mélanger… c’est de la « patouille » sonore. Cela permet aussi de mettre les sons en espace, de les juxtaposer aux images… Pour mon travail avec l’image je procède un peu de la même manière. Par exemple, il y a quelques années, n’ayant pas toujours les moyens de disposer d’un banc de montage, je réalisais mes montages en refilmant sur un écran TV, ce qui évidemment ne donnait pas une qualité de rendu très «broadcast» mais donnait un grain particulier à l’image…
Une certaine approche intuitive du travail est très riche, je l’utilise également lors de mes interventions en tant que «formateur» dans le cadre d’actions éducatives et de pratique artistique, avec des enfants ou adultes.
Mon parcours artistique et professionnel est un chemin sur lequel il y a toujours l’idée d’ouverture possible à autre chose, j’aime découvrir et tenter de comprendre tout ce qui touche à la vie et l’évolution technologique, j’aime les rencontres et mon parcours professionnel est un peu à l’image de cela.

Pourquoi as-tu voulu suivre ce stage ? Pour quels types de projets ou de désir(s) professionnels ?

C’est un désir de longue date, mais il fallait trouver un moment un peu plus calme. Pratiquant quand même la vidéo un peu en « amateur-bricoleur » j’ai eu envie de maîtriser un peu mieux ces nouveaux outils de montage. On vit une époque en plein bouleversement et aujourd’hui ces outils sont une opportunité pour moi de construire un projet du début à la fin (maquette), de clarifier mes idées, de réaliser mes images pour la scène et de pouvoir répondre plus aisément aux demandes éventuelles de producteurs discographiques pour réaliser des images pour des projets de chanteurs ou musicien. Je n’exclus pas toutefois de travailler avec des cadreurs et monteurs comme pour les travaux que j’ai précédemment réalisés, je trouve d’ailleurs important d’associer, d’ouvrir mon travail à d’autres regards.
D’autre part, j’ai le projet de finaliser un «documentaire poétique» : Le dernier rêve c’est le dernier rêve », une déambulation onirique à travers Léningrad et une rencontre avec quelques-uns de ses habitants.

Qu’as tu pensé du stage et des logiciels ?

Ce stage a été un très agréable moment, même si j’ai parfois un peu « ramé», car l’acquisition de savoir à partir d’un certain âge (on ne rit pas…!…) demande certainement plus d’effort.
Mais l’écoute et la patience d’Olivier, Mathieu, Thomas et l’accueil et le soutien de toute l’équipe de Vidéo Design (café, chocolat, thé) les moments d’échanges favorisés par la convivialité du repas de midi permettent de dépasser plus facilement les difficultés.
Faire ce stage long de 7 semaines m’a permis par ailleurs de mieux comprendre la chaîne de création vidéo, j’ai découvert totalement After Effects et ai trouvé très intéressant les possibilités de création artistique de ce logiciel, j’ai été moins surpris par Final Cut car j’avais un peu pratiqué avant le stage, maintenant, il faut se mettre à la pratique pour mettre à profit toutes ces nouvelles acquisitions …

Quels projets proches ou lointains as-tu ?

Je travaille depuis 2004 sur l’écriture d’un projet « l’amour est un miracle » qui met en jeu des musiciens, comédiens, danseurs et l’image.
C’est un projet « multiforme » qui va de la mise en place d’installation plastique au spectacle sur une scène d’une part, et d’autre part la création d’une pièce radiophonique et d’un film, l’édition d’un livre …, donc un gros ouvrage passionnant.
Le stage m’a permis d’entrer plus aisément dans le travail de réalisation des films et d’un DVD de présentation de mes approches de travail scénique.  Une maîtrise de ces outils va me permettre de travailler à la réalisation de mes projets d’installations.

(1) Complot Bronswick : nom emprunté à un petit film d’animation « l’affaire bronswik » de André Deluc et Robert Awad deux réalisateurs Québécois. Ce film traite des dangers de la publicité, du « mythe de l’image subliminale »(la 25ème ?)

PORTRAITS DE STAGIAIRES

Marion Boé

Marion Boé a suivi le stage After Effects Production (20j)

Mireille Abramovici

Mireille Abramovici a suivi un stage d’infographie numérique

Frédéric Savioz

Frédéric Savioz a suivi un stage Video Streaming (encodage)

Erick Benzi

Erick Benzi a suivi un stage After Effects Production

Eric Plamondon

Eric Plamondon a suivi le stage de techniques de prise de vues HD

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