Actualités | Se former à la prise de vues : interview de Mathieu Kas, formateur sur 20 jours

Se former à la prise de vues : interview de Mathieu Kas, formateur sur 20 jours

Mathieu, depuis quand animes-tu cette formation ?

Je forme à la prise de vue et à la pratique de la lumière depuis une dizaine d’années.

 

Mathieu Kas, chef op et réalisateur, animateur de la formation de prises de vues HD/4K approfondies.   

En quoi a-t-elle évolué ?

La qualité des caméras et du matériel de tournage en général a explosé ces dernières années.
Pour un budget abordable on peut désormais réaliser des images magnifiques, s’équiper léger pour faire de grands projets.
La demande des télévisions et du secteur audiovisuel s’est aussi beaucoup métamorphosée. Ma casquette de réalisateur et de chef opérateur m’ont permis d’adapter la formation que je donne aux demandes des sociétés de production d’aujourd’hui. Par exemple être autonome, polyvalent… et créatif !

Qu’y apprend-on ? caméras, lumière, audio, montage…?

Dans la formation que j’anime on peut découvrir sur le terrain les dernières caméras avec leurs équipements complets (C300 MARK 2, ALPHA 7S 2 par exemple avec viseur, épaulière, son, lumière…).
En plongeant les stagiaires dans une pratique concrète (interview, reportage, séquence de documentaire, fiction…), je montre les bonnes pratiques en situation réelle. L’objectif est de faire ressentir à tous les sensations géniales que l’on a en tournage, mais aussi comment parer à toute éventualité en restant zen.

Le gros plus de cette formation c’est d’avoir intégré le montage.
En apprenant à maîtriser les bases un logiciel pro comme Final Cut X ou Premiere Pro, les stagiaires peuvent vérifier si leurs images racontent bien quelque chose. Nous abordons ainsi la narration (reportages, documentaire et fiction) ce qui décuple la montée en compétence en situation de tournage.

La formation initie également à un outil de montage et permet de monter/finaliser le ou les projets tournés.

L’objectif est que chaque stagiaire reparte avec plusieurs films montés et de quoi faire une bande démo avec des images variées pour démarcher les sociétés de production par exemple.

Quels avantages à se former 4 semaines ?

La formation quatre semaines me permet de cibler les exercices en fonction du profil de chaque stagiaire.
On se met d’accord sur des objectifs et je fais monter en compétence chacun à son rythme, vers le métier qu’il vise après la formation.
En quatre semaines, nous partons sur de nombreux tournages dans Paris (1 tous les deux jours) ce qui permet à chacun d’aborder les sujets qui l’intéresse… mais aussi de découvrir des métiers qu’ils ne connaissent pas forcément.

Quels sont tes métiers, tes expériences ?

De chef opérateur en clip à gros budget (Universal music, EMI) je suis passé à la réalisation institutionnelle (Bouygues, Orange) pour me diriger ensuite vers le journalisme (reportages pour France 24 en Côte d’Ivoire, au Maroc et sur les réfugiés soudanais en France).

Les stagiaires apprennent en pratiquant… quels sujets ou projets sont tournés pour apprendre les bases, au fil du stage ?

Nous partons sur le terrain une fois tout les deux jours en moyenne. C’est beaucoup!
Du portrait poétique d’artisan parisien à l’interview d’écrivain mis en lumière dans une brasserie chaleureuse, les sujets ne manquent pas dans la capitale. En fonction de l’actualité (expositions au Grand Palais, salon à porte de Versailles…), le groupe découvre progressivement le matériel mis à disposition par Video Design (1 unité complète par personne).

Peux-tu parler des lieux où vous tournez ?

Paris est une mine d’or pour tourner. Et les portes s’ouvrent facilement quand on a une caméra à la main.
Des grands musées nationaux aux galeries d’art contemporain, en passant par les salons géants de la porte de Versailles, nous partons avec le groupe à la conquête de sujets très variés. Chacun peut aussi proposer des tournages, auquel cas j’aide à caler c’est à dire à mettre en place les interview, les autorisations, et les horaires de tournage.

Tournage sur exposition Rodin au Grand Palais.

Quels projets les stagiaires ont-ils /eu/ou en général ?

Du reportage au portrait, en passant par le clip de musique, le court métrage ou encore le documentaire, ces quatre semaines ont permis de produire beaucoup de films émouvants, drôles, parfois très sérieux. L’expérience immersive de ce stage de quatre semaines permet de se découvrir dans un nouveau métier, de rencontrer des personnages pendant les interviews parfois tonitruantes…

En savoir plus sur la formation de prise de vues approfondies : lire le programme

 

La formation de novembre/décembre 2019 a obtenu l’accès total de l’Institut du Monde Arabe durant plusieurs jours.
Les stagiaires ont pu réaliser des tournages sur l’ensemble de l’IMA, notamment l’exposition ALULA. 

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