Le message du patron!
La France, spécialiste du
ralenti anti-dynamique ?
Loin de faire partie des technicistes écervelés
et incultes, ou de ceux qui aiment les films "gratuits"
(et couteux...), je continue de me demander sur quelle planète
technique la postproduction française évolue,
ou plutôt essaye d'évoluer le moins possible...
A quoi le fameux retard français est-il donc dû
?
Pourquoi ai-je immédiatement adopté Final Cut
Pro à la fin de l'année 1999, alors que jusqu'en
2003 j'ai dû montrer ce logiciel novateur pour convaincre
des monteurs, des réalisateurs et des producteurs qu'il
fonctionnait,
et mieux qu'Avid ?
Pourquoi ces mêmes personnes commencent-elles à
acheter Final Cut Pro en 2004, sans même connaître
ses possibilités, dans un obscurantisme équivalent
à celui des premières années ?
Pourquoi ce refus d'une "masturbation" techniciste
des progrès non significatifs amène-t-il à
avoir finalement toujours cinq
ans de retard sur les techniciens les plus chevronnés
?
Pourquoi suis-je fier de proposer des formations et des prestations
dans des conditions techniques et humaines excellentes et
modernes, alors que ce devrait être la norme ?
Pourquoi ai-je honte de cette fierté, la maîtrise
de simples techniques de postproduction 2D/3D professionnelles
"emballées", alors que mes enfants regardent
des films dont je ne maîtrise à peu près
aucun des outils nécessaires, et qui sont le quotidien
de nombreux techniciens modernes et l'horizon de mon lointain
futur passéiste et passif ?
Pourquoi Avid continue-t-il à survivre ?
Pourquoi les chaînes de télévision publique
persistent-elles à ignorer des solutions innovantes
et économiques ?
Pourquoi les sociétés de posproduction maintiennent-elles
des flux de productions coûteux et anachroniques ?
A qui Pinnacle et Sony réussissent-ils à vendre
leurs "solutions" de montage ?
James Simon - Novembre 2004.
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