Apple Final Cut Studio 2
Final Cut Pro 6, Motion 3, Soundtrack Pro 2, Color, Final Cut Server... de très nombreuses nouveautés expliquées et testées.
Final Cut Pro 6
Pièce maîtresse dans la suite Final Cut Studio, Final Cut Pro 6 remplace donc la version 5, en place depuis 3 ans, et qui aura consacré Final Cut Pro comme outil broadcast, du bas (petits budgets DV diffusés en TV) jusqu'en haut, avec de nombreux long métrages montés sous Final Cut, des chaînes de TV équipées partiellement ou totalement avec l'outil d'Apple, en SD comme en HD non compressé...
La version 6 apporte deux révolutions qu'Apple affirmait vouloir ignorer : un codec universel pour le broadcast et une timeline « ouverte »...
Le codec ProRes 422 permet de gérer la haute définition à bas débit : entre 20 et 30 Mo/s, ProRes 422 est un codec logiciel apporté par Final Cut Pro 6, compatible avec les G5 et les Mac Pro, les cartes BlackMagic et Aja. Pour numériser des formats HD (DVCPro HD, HD Cam, HD Cam SR,...), il n'est plus nécessaire de travailler en HD non compressé (et ses très lourds débits : 130 à 160Mo/s) ou en DVCPro HD (format inférieur aux HD Cam / HD Cam SR). ProRes 422 est un codec 4:2:2, 8 bits ou 10 bits, VBR (plus ou moins lourd selon la complexité de l'image), à compression intra-image (assez facile à coder et décoder).
En plus des formats numérisables via une carte, en ProRes, Final Cut Pro 6 propose de calculer les rendus de projets HDV ou XDCam HD en ProRes, afin de dépasser leurs limites (sous-échantillonnage 4:2:0, structure en GOP assez lourde à gérer, recompressions et calculs problématiques). ProRes 422 serait donc à la fois une solution pour les productions lowcost en HDV/XDCamHD et une réponse au codec Avid DNxHD : avec ProRes 422, on peut désormais gérer des postproductions en HD, de qualité, avec les disques internes ou sur un réseau partagé Xsan, sans saturation de ce réseau.
Nous avons testé ce codec, sur G5 et MacPro… Premier constat : un G5 ne peut pas capturer du ProRes, mais seulement le lire. Un MacPro sera donc la condition sine qua non pour travailler correctement en ProRes. Une timeline HDV ou XDCam HD rendue en ProRes est effectivement meilleure : les calculs sont enfin « humains » et la qualité se dégrade moins. Quand un fondu de 2 secondes se calcule en 25 secondes en HDV natif (long !), le calcul en ProRes prend moins de deux secondes. En recompression, le HDV recompressé en HDV perd toujours autant de sa précision et de sa beauté ; mais, recalculé en ProRes (là où c'est nécessaire), le HDV perd nettement moins, même s'il se dégrade encore. On constate donc un double gain : rapidité fulgurante, et qualité en relative amélioration. Par ailleurs, nous n'avons noté aucune saute d'image, en passant d'un plan HDV à un rendu ProRes.
Quant à la performance intrinsèque du codec ProRes 422, Apple soutient que celui-ci est supérieur à toutes les alternatives, y compris le concurrent Avid DNxHD, à partir de tests neutres (recompressions sans modifications sur 10 générations). Nous avons mené un test plus scientifique, ou plus réaliste : coder une image assez complexe, en ProRes 422, la recompresser, mais à chaque fois la transformer légèrement (opacité, géométrie, point d'entrée) : force est de constater qu'effectivement, après 10 générations de recompressions, l'image est toujours identique, et possède les mêmes qualités de précision en luminance et couleur. A noter : le codec ProRes existe en version normale (environ 20Mo/s) et HQ (30Mo/s), et est utilisable en HD mais aussi en SD. Enfin, c'est un codec VBR, donc le débit indiqué est un débit moyen quasi maximal, parfois bien inférieur, parfois légèrement supérieur.
Côté hardware, mis à part la nécessité d'avoir un Mac Pro, on remarquera que seul le tout nouveau boîtier Aja IO HD possède un port firewire pour capturer à la volée et sans aucune destruction un flux HDV. Pour les autres formats, on passera par l'entrée HD SDI d'une carte HD, ou par les entrées analogiques (en HDV), ou bien par une conversion logicielle, qui prend forcément un peu de temps : 1 minute de HDV se convertit en ProRes en 1 minute (sur un Mac Pro).

Une image HDV...

...image HDV recompressée en HDV - beaucoup de pertes en compression ! (détail agrandi)

On peut calculer les rendus HDV ou XDCam HD en codec ProRes 422...

...image HDV recompressée en ProRes - les pertes en compression sont plus fines et douces.

Une image full HD calculée en ProRes 422 HQ, assez complexe...

ProRes HQ : première génération... (détail très agrandi)
ProRes HQ : dixième génération - image identique !
L'open timeline est l'autre révolution culturelle Apple. On peut désormais mélanger dans un même montage formats, cadences, définitions, sans demander de calcul durant le travail de montage. NTSC, Pal, DV, SD, HD... tout se monte/mêle simultanément… jusqu'à la sortie finale qui exigera quand même un calcul pour optimiser la qualité. Attention : si on fait n'importe quoi (monter par erreur de la HD 16/9 dans une timeline SD 4/3), on récoltera de longs rendus et forcément une certaine déception ! Car la force de Final Cut Pro a toujours été sa faiblesse face à son concurrent relativement figé : tout est possible avec Final Cut, également de faire n'importe quoi, sans que le logiciel ne nous le dise. Contre cela, Final Cut Pro 6 réagit désormais lorsqu'on glisse un média de format différent dans une séquence, nous proposant d'adapter la séquence au format utilisé. Le réglage de configuration simplifiée propose enfin un filtrage des formats, pour simplifier les choix, entre cadences, formats et codecs. Malheureusement cette bonne (et simple) idée n'a pas été copiée pour les autres réglages : séquences, captures... fourmillent de ces choix toujours plus innombrables !
Si certains aspects critiqués ne sont toujours pas corrigés (grossir la taille de tous les textes des fenêtres, la meilleure gestion du film à 24 images par seconde, certains détails en montage ou multicam), de nombreuses améliorations ont été apportées. Entre autres : la sortie vidéo d'un montage HDV (via le firewire), la gestion assouplie du son multicanal (24 pistes audio en sortie !), l'OMF audio (balance + niveaux), la normalisation audio non destructive, une meilleure gestion des fichiers/plans (master clips, capture en lot, re-nommage), une vingtaine de nouveaux effets, dont certains pour traiter les normes PAD,...
L'outil SmoothCam est un petit bijou qui permet la stabilisation automatique et de haut niveau de tout plan ayant la bougeotte : Final Cut analyse (sans aucun réglage à faire) le plan désigné, en tâche de fond, et le plan est stabilisé ! On peut même demander à stabiliser un ensemble de plans, en tâche de fond. Un outil unique dans ce domaine.
L'intégration avec les autres outils de la suite se poursuit. On modifiera simplement des modèles Motion, directement dans Final Cut Pro : texte, images, vidéos... La liaison avec Soundtrack Pro s'améliore (tout comme ce dernier) et on peut désormais envoyer un montage vers Color, le nouvel outil de correction colorimétrique haut de gamme offert par la suite Final Cut Studio…

Final Cut Pro 6 ouvre des modèles Motion et peut modifier leurs contenus... Fonction idéale pour appliquer une charte graphique rapidement !

Final Cut Pro 6 gère 24 pistes audio en sortie simultanée.
Quelle configuration ?
Si officiellement un G4 fera l'affaire, Final Cut Studio requiert plutôt un G5, voire un Mac Pro. Ce dernier est d'ailleurs impératif pour la capture en ProRes.
Nous avons comparé le fonctionnement de Final Cut Studio avec un Mac Pro bien équipé (4 cœurs 2,6Ghz + ram 4 Go + 2 disques internes en raid 0 + carte graphique 512Mo ATI X 1900 XT) et un « vieux » G5 biprocesseur (2 x 1,8Ghz + ram 2Go + carte Nvidia 64 Mo). Tous les logiciels fonctionnent sur le « vieux » G5, même Color ou Motion. Evidemment, les performances ne sont pas les mêmes.
Sous Final Cut, le G5 gère en temps réel 5 vidéos DV (géométrie + correcteur 3 voies) simultanées (MacPro : 43 vidéos !), ou bien 2 vidéos HDV (MacPro : 15), ou encore un seul flux DVCPro HD (MacPro : 12 flux !).
Un fondu de 2 secondes en HDV prend 55 secondes sous G5 (5 secondes en ProRes), quant le Mac Pro le calcule en 25 secondes en HDV (moins de 2 secondes en ProRes).
Enfin, on constate que c'est moins le processeur qui fait la différence, mais la carte graphique, élément désormais essentiel d'une station de montage. Pour Color et Motion, la carte graphique recommandée est le milieu de gamme, la ATI Radeon X 1900 XT (512Mo). A noter : Color refusera de fonctionner avec une carte graphique inférieure à 128Mo.
Color
Fourni avec la suite Final Cut Studio, Color est un outil d'étalonnage professionnel : 2 corrections principales, 8 secondaires, tracking, masques,...
Anciennement dénommé Final Touch, récemment racheté par Apple, il s'appelle Color. Si vous avez aimé et découvert un petit peu la grâce de l'étalonnage avec le correcteur couleur 3 voies de Final Cut, vous oserez sûrement aborder les réglages de Color : des outils identiques en philosophie, mais avec plus d'options, plus de finesse, plus de précision,... et plus de complexité ! La série TV Kamelott a été étalonnée sur Final Touch, et Color gère SD, HD et 2K, en codecs ProRes, DPX ou autres. D'une simple commande, Final Cut exporte un montage en format XML, qu'on retrouve dans Color. Celui-ci propose une correction primaire, 8 corrections secondaires superposables, et une correction finale. Chaque correction dispose de 3 boules (pour changer la couleur, par zone de luminosité), de réglages en luminosité et saturation, de courbes RVB-Luma. Les outils de contrôle sont nombreux et précis : oscilloscope, vecteurscope, parade... et un nouveau vecteurscope 3D, qui représente nos images sous forme des 3 infos simultanées - luminance, saturation et couleur, positionnables dans l'espace.
Color peut accueillir des consoles à boules (Tangent Device ou JLCooper), comme Lustre, FilmLight ou Da Vinci, afin de corriger plusieurs paramètres, en douceur et en simultanéité, au lieu de cliquer/tirer désespérément la brave souris. A ces dix corrections couleur, se combinent des masques (circulaires, rectangulaires ou manuels), une pipette (pour localiser une correction sur une couleur précise), un outil de tracking sophistiqué (suivre une zone à corriger), des fonctions géométriques (pan & scan)... et des effets à la Shake, préréglés ou composables manuellement : grain, contraste, film, flous...
Color dispose par ailleurs des mêmes outils, raccourcis et fonctions de « production » que ses aînés : autobalance, frame store, comparaison de 4 corrections différentes, animation des corrections/masques, gestion des LUT, calcul en 16 bits / virgule flottante,... Color est un outil qui va nourrir l'appétit des monteurs truquistes et démocratiser pour la première fois l'étalonnage.
Si le travail est temps réel, à l'image ou en lecture, il faut à la fin lancer un calcul, relativement rapide (pour de l'étalonnage haut de gamme !), ce qui produit un fichier XML et des médias, à ré-ouvrir dans Final Cut. A noter : la carte graphique fait quasiment tout (même les calculs finaux), et il faut donc bien la choisir (ATI Radeon X 1900 XT !). Le logiciel gère deux écrans et peut sortir son image via une carte d'acquisition.
Color est un très bel outil, stable et puissant, qui donne déjà de beaux résultats sans être étalonneur, simplement en utilisant la finesse de ses correcteurs couleurs de "base".
Motion 3
La version 3 du logiciel d'habillage s'enrichit de nouvelles fonctionnalités très importantes. Motion dispose d'un espace 3D pour mettre en scène textes, images, particules, vidéos... Tout objet est animable dans un espace 3D, et on utilise les outils classiques, caméras et lumières. L'équipe de développement de Motion (qui n'en est pas à son premier coup d'essai, puisqu'elle est à l'origine des premières versions de Combustion), ne s'est pas contentée de rajouter un espace 3D par dessus les outils 2D. Motion tout entier est capable de penser en 3D, typos, effets, générateurs de particules, painting… Par ailleurs, la manipulation et la visualisation de la 3D ont été pensées dans un souci de facilité : des raccourcis clavier malins, des outils d'orientation simples et temps réel (avec preview constant)...
Motion 3 offre un nouvel outil de tracking : après avoir analysé le mouvement d'un ou plusieurs éléments cibles dans l'image, on peut animer automatiquement un autre objet (texte, effet, vidéo, particule,…) en le liant à la cible suivie. On peut également utiliser le tracking pour stabiliser un plan ou un élément dans un plan. L'outil de tracking est tout neuf, et pensé pour faciliter le travail des monteurs graphistes : ainsi, en appuyant sur la touche Alt, Motion montre les points conseillés à cibler.

Motion 3 offre un outil de tracking puissant mais facile à utiliser.
Motion accueille un outil de peinture (painting) de bon niveau. On dispose de d'innombrables brosses et motifs différents - du crayon au rayon luminescent, en passant par des motifs exotiques : oiseaux, fleurs,... Après avoir dessiné un coup de pinceau, on peut modifier ses points, un par un, avec des tangentes de Béziers, rallonger ou raccourcir sa durée, définir s'il s'anime, et à quelle vitesse, changer son motif ou le modifier profondément (tellement de paramètres !). Ce painting peut se déployer en 3D, dans un espace et une « épaisseur » 3D. On l'utilisera pour simplement animer des pointages topologiques (une flèche sur un plan, mais animée, en 3D,...), ou pour des habillages sophistiqués.

L'outil de peinture vectorielle...

Quelques dizaines de motifs/textures parmi un choix impressionnant !
Des comportements audio relient un paramètre au niveau sonore d'un élément : on animera ainsi automatiquement la taille d'un titre en fonction d'une musique ou d'une voix. L'analyse sonore est modifiable en temps réel et tout peut être facilement animé par rapport au son : les générateurs de particule, les effets,...
La collaboration Motion-Final Cut Pro augmente : en plus des projets modèles qu'on fabrique dans Motion et qu'un monteur pourra modifier (selon ce qui aura été décidé en amont), il n'est toujours pas nécessaire de lancer le moindre calcul d'un projet Motion, Final Cut Pro importe et lit immédiatement tout projet motion, comme un simple rushe (à calculer ensuite dans FCP) ; les changements sont immédiats, entre Motion et FCP. Et le transport de plans de FCP vers Motion s'est également amélioré.
Enfin, les fonctions d'animation « traditionnelle » (avec des points clé) se renforcent heureusement : plus de précision, des raccourcis clavier, un outil de sélection multiple... et un outil de dessin de trajectoire.
Perçu à tort comme un jouet imprécis, voulu à dessein comme un outil humain, Motion 3 va enfin pouvoir s'implanter à peu près partout, grâce à la puissance de son fonctionnement temps réel, l'étendue de ses moyens d'habillage, désormais 3D, et la complexité possible de ses nombreux outils, superposables, et modifiables à l'infini. L'apparente simplicité de Motion dissimule finalement un outil très puissant, qui peut devenir complexe dans son bon usage.
Soundtrack Pro 2

Soundtrack Pro 2 mixe en Dolby 5.1 ofrre de nombreux outils : confo, prises multiples, spectrum view,…
L'outil de traitement audio bénéficie d'une interface unifiée et simultanément donnant plus de choses à voir : la mini timeline, le montage des éléments et leur analyse grossie (onde), synchronisée à la tête de lecture. De très nombreuses améliorations ont été apportées à cette interface. Le nouvel outil « vidéo à points multiples » est une triple fenêtre qui permet de positionner un son en synchro avec un événement visuel, de manière rapide (et non plus en tâtonnant avec les marqueurs et le scrubbing).
La fonction de conformation permet d'intégrer un montage/mixage mis à jour à l'extérieur, sans devoir tout refaire : Soundtrack Pro adapte le mixage à la nouvelle version du montage et liste les plans à problème (inconnus, perdus...).
Si un comédien a fait X prises, et qu'aucune n'est parfaite, l'outil de prises multiples offre le moyen de composer une « prise finale » à partir de fragments de ces X prises, de manière rapide et simple.
Un outil de sélection fréquentielle et une vue fréquentielle représentent le son comme une image, sur laquelle on peut copier, coller, couper, truquer certaines fréquences, pour mieux corriger les sons.
Les filtres disponibles sont haut de gamme, héritage du logiciel professionnel Logic Pro, offrant ainsi une puissance de traitement très haut de gamme.
Soundtrack Pro 2 mixe en Dolby 5.1., gère jusqu'à 24 sorties audio, et peut enregistrer plusieurs pistes à la fois. Le logiciel supporte les formats d'échange OMF et AAF.
Les bibliothèques sonores ont été augmentées, en musiques, et en nombreux éléments spatialisés 5.1., avec des fonctions de recherche assez agréables. On regrette toutefois que ces éléments soient nommés en anglais.
DVD Studio Pro ?
DVD Studio Pro ne change pas - on se demande si Apple est encore en train de développer une version BluRay haut de gamme, ou bien attend de voir l'horizon s'éclaircir entre les 2 ou 3 formats HD en concurrence…
Compressor 3

L'outil d'encodage Compressor 3 est le seul logiciel optimisé pour 8 cœurs
L'outil d'encodage multiformats bénéficie d'un profond lifting. Son interface est améliorée, plus lisible, configurable comme Final Cut Pro, magnétisée. La plupart de ses fonctions sont affinées : plus faciles à exploiter, plus précises,… Le calcul distribué (sur plusieurs Macs) bénéficie d'une fonction d'Autocluster, pour essayer d'échapper aux 86 pages du mode d'emploi traitant cette question... Les formats accueillent des nouveautés, entre iPod/TV, Dolby, MetaData, Mpeg2 PS. La qualité des conversions de cadence et de définition a été améliorée. Enfin, Compressor est l'un des rares logiciels sachant exploiter les 8 cœurs des Mac Pro les plus puissants.
Final Cut Server
Disponible dans quelques mois (« été 2007 »), Final Cut Server est un logiciel serveur de Media Asset Management : il permet de gérer des milliers d'images, vidéos et projets pour travailler en groupe.
Si le logiciel serveur ne s'installe que sur un serveur Mac OS X, le logiciel client est Mac ou PC, et fonctionne sur des réseaux intranet Ethernet, avec ou sans SAN Fibre Optique, et en en liaison internet également. Final Cut Server permet de cataloguer des médias, présents sur disques locaux ou distants, manuellement ou automatiquement, et de gérer leurs métadonnées : noms, commentaires, recherches. Compatible avec la plupart des formats de metadata (XMP, XML,...), il intègre automatiquement les données recueillies au tournage. Final Cut Server peut générer automatiquement des proxies (des versions légères), images ou vidéos, pour réseau intranet ou internet. Il propose également un niveau élevé de sécurisation dans son système d'accès.
Final Cut Server fonctionne en complète symbiose avec Final Cut Pro. A partir d'une interface proche de Final Cut Pro, on peut commencer à prémonter des éléments,… Par un simple glisser-déposer, on lance l'ouverture de médias dans FCP, ou de projets FCP. On peut aussi créer un projet Final Cut Pro au sein de Final Cut Server, et, au fur et à mesure de l'évolution de ce projet, en avoir un compte rendu dans Final Cut Server. Les acteurs d'un même projet (journalistes, directeurs de production, assistants, producteurs, clients…) peuvent apposer leurs commentaires, au fil de ses étapes.
Final Cut Server peut automatiser par ailleurs de nombreuses opérations répétitives : transferts, archivages, création de versions offline ou web,...
Final Cut Server est proposé à un prix défiant la concurrence actuelle : 999$ pour 10 postes et 1999$ pour un nombre de postes illimités. Final Cut Server est l'outil de travail collaboratif qui manquait à Apple pour aider des équipes à travailler ensemble sur la vidéo, principalement avec Final Cut Pro, mais aussi avec des fichiers multimédias (Photoshop, After Effects,...)
Disponible aux USA depuis début juin, Final Cut Studio 2 devrait être en vente en France au moment de la parution de cet article. Au vu des fonctions nouvelles, des possibilités globales professionnelles et humaines, et du prix toujours inchangé, très démocratique, les 800 000 utilisateurs de Final Cut dans le monde vont continuer à voir leur nombre croître...
James Simon
article paru à l'origine dans le magazine SONOVISION
Tarifs
Final Cut Studio 2 (Final Cut Pro +LiveType + Motion + Cinema Tools + DVD Studio Pro + Compressor + SoundTrack Pro) 1086,12€ HT
Mises à jour 417,22€ HT (depuis FCS1) ou 584,45€ HT (depuis FCP)
Final Cut Server - dispo été 2007 - 999€ (10 postes) - 1999€ (illimitée)
|