 |

Adobe After Effects 7
Standard des effets spéciaux, After Effects est le logiciel le plus utilisé au cinéma et à la télévision.
Mélanger des images, réaliser des génériques, effectuer des trucages ultra-précis...
After Effects gère des projets multi-résolutions cinéma 35/70 mm, télévision, HD, multimédia, web.

Quoi de neuf avec la version 7 ?
After Effects 7 tente l'impossible: simplifier pour se vendre au plus grand nombre, et en même temps augmenter sa puissance, donc sa complexité...
L'interface a donc été "solidifiée" pour atténuer les frayeurs des novices...
La principale innovation de cette septième mouture se résume en effet à une interface rajeunie qui séduira davantage les innocents que les habitués. Les nombreuses fenêtres et palettes qui constituaient une interface assez modulable, mais certes un peu « fouilli », sont désormais disposées à l'intérieur d'une seule fenêtre. L'avantage est que lorsqu'on redimensionne l'un des modules, les autres s'ajustent en conséquence. À première vue, c'est très pratique, mais cela suppose quand même un écran de bonne taille (20 pouces), et surtout cela pose de gros problèmes lorsqu'on travaille sur deux écrans, ce qui pourtant est assez courant en postproduction... Certes, on garde la possibilité de désolidariser des palettes de l'ensemble, mais alors, il devient difficile de décider ce qui sera devant ou derrière… A améliorer rapidement, s'il vous plaît !
Longtemps critiquée, la gestion des courbes de vélocité a été revisitée.
Promise comme facile et flexible, elle s'avère plus puissante (étonnante !), mais finalement toujours loin des considérations terrestres des novices... Ces graphiques qui permettent d'ajuster la dynamique des animations avec une grande précision bénéficient désormais d'un éditeur propre, en lieu et place des graphiques individuels liés à chaque paramètre. Les courbes sont plus simples à manipuler, comparer, même si le principe n'est en rien changé, donc toujours pas forcément simple à comprendre...

Des centaines de presets !
Pour répondre aux attaques de logiciels sensés être plus accessibles, comme Motion par exemple, After Effects 7 est fourni avec une bonne quantité d'animations prédéfinies. Ces fonds animés, transitions, mouvements, séduiront d'emblée les débutants, sachant qu'un niveau respectable sur AE sera nécessaire pour « ajuster » ou personnaliser les fameuses prédéfinitions. Les graphistes confirmés y trouveront des idées nouvelles et exploiteront un gain de temps non négligeable.
After Effects 7.0 peut désormais travailler en 32 bits par couche, le nouveau mode de calcul interne de la vidéo chez Adobe : plus de précision, une haute qualité légendaire chez After Effects qui voit donc son niveau augmenter. Merci, Adobe !
L'accélération OpenGL a été boostée - au menu, plus de puissance, plus de modes temps réel (ou accélérés), plus de rendu en temps accéléré, 2D et 3D, y compris les masques. Ce qui au début ne servait qu'à prévisualiser des animations 3D permettra désormais, un peu comme Motion (Apple), de réduire les temps de calcul pour l'ensemble des tâches, afin qu'After Effects se rapproche de plus en plus d'une station temps réel.
Attention cependant, cette nouveauté n'est accessible qu'aux machines équipées de cartes performantes (et récentes), devant supporter l'Open GL 2.
On notera par ailleurs que cette version n'est absolument pas optimisée pour la nouvelle génération de Macs Intel (certes à peine apparue...), mais uniquement pour les PC Windows XP ou les Macs "classiques" (G4, G5).
La gestion de ralentis/accélérés dynamiques ?
Après Shake, After Effects 7 intègre lui aussi un retimer optique qui permet des ralentis beaucoup plus fluides que la technique de l'interpolation d'image qui prévalait. Les calculs sont cependant beaucoup plus longs et le paramétrage de l'effet est assez complexe.
Sur le plan des formats nouvellement supportés, l'arrivée de l'OpenEXR, inventé par ILM (la société d'effets spéciaux de Georges Lucas) laissera malheureusement la plupart des utilisateurs indifférents. Ce format suppose en effet de travailler de 16 ou 32 bits, des résolutions réservées pour l'instant au cinéma qu'After Effects sait traiter moyennant un alourdissement des temps de calculs et du poids des fichiers. After Effects continue donc d'être le logiciel le plus ouvert en formats d'entrée/sorties, pour le cinéma et tous les supports vidéo.
On trouve quelques nouveaux filtres, principalement autour du flou et de ses variantes : blur text animator (flou sur caractères de texte), lens blur (flou de mise au point), smart blur.
En revanche, les habitués regretteront la disparition des assistants 3D qui étaient fournis gracieusement jusque là et pour lesquels il faudra s'acquitter de 99$ auprès de leur concepteur, Digital Anarchy.
On ne peut éviter l'incontournable intégration au sein de la gamme Adobe/Macromedia, toujours plus forte : export Flash Video, meilleure intégration avec Premiere Pro 2 (assez magique: plus de rendus intermédiaires !!!), Photoshop CS2...
Enfin, pas mal de raccourcis clavier ont aussi été modifiés dans ce sens de l'unité et donc de la facilité.
En un mot, une mise à jour très intéressante, mais pas révolutionnaire, ce qui n'empêchera pas After Effects de continuer à être le standard universel en création d'habillages, compositing et trucages, animations de qualité... car After Effects est solidement implanté et ses concurrents se cantonnent sur des domaines de travail plus restreints.
Pour bien choisir sa machine ou renouveler sa carte graphique, la liste des cartes et compatibiltés, selon Adobe : http://www.adobe.fr/products/aftereffects/opengl.html
Version Standard : 955 €
Version Professionnelle : 1550 €
MAJ : 285 €
Adobe : http://www.adobe.fr
J.Simon, S.P. et L.V.Meunier
 |
Actus Edito
Articles Pros
Références Adresses
Matériel Emplois
|